La ferme

La ferme

C’est sur une exploitation biologique de 60 ha de SAU (objectif 70 ha à terme), située a Plounevez-Moëdec (22) que le projet va être mis en place.
Cette ferme se situe au sud de la commune de Plounévez-Moëdec, à 1 km du bourg de Belle-Isle-en-Terre, et tout près de la RN12.
L’exploitation accueillait auparavant 40 à 45 vaches laitières, et le lait était vendu en circuit long, via l’organisation de producteurs BIOLAIT.
Le parcellaire actuel de l’exploitation permet aux animaux d’accéder à 30 ha de pâtures. L’une des particularités de l’exploitation est d’être équipée d’un séchoir à foin d’une capacité de 160T, qui permet de sécuriser les stocks tant en quantité qu’en qualité, et de pouvoir atteindre plus facilement l’autonomie alimentaire des ruminants.
En fonction des mouvements de foncier qui doivent avoir lieu dans les années à venir, l’objectif serait d’augmenter sensiblement la surface totale de l’exploitation (augmentation d’une dizaine d’hectares), tout en regroupant au plus près cette dernière.
En terme de bâtiments d’élevage, l’exploitation dans sa configuration actuelle suffirait pour loger l’ensemble des troupeaux à venir. Seuls quelques aménagements sont à prévoir ainsi que la construction d’un laboratoire de transformation laitière.

 

Objectifs et motivations

Le projet, réunissant 5 acteurs, est né d’une envie de mettre en commun nos énergies pour répondre à nos envies respectives.
En effet, notre objectif premier est de produire une nourriture destinée à nous-même ainsi qu’à la population locale, respectueuse de l’environnement et économiquement viable. Derrière cette idée générale se cache l’envie de faire vivre des territoires ruraux, par la création de nouveaux emplois ou encore par l’augmentation de l’offre alimentaire locale produite de manière autonome.
Ensuite, de manière plus pragmatique, l’envie est de faire vivre cinq personnes sur une exploitation de taille moyenne par la captation de la valeur ajoutée générée par la production primaire. Cela passe par la transformation de cette dernière, et de sa vente en limitant au maximum les intermédiaires. Outre l’aspect purement économique, cela permet également de recréer un lien entre l’agriculture et les consommateurs, et ainsi de recréer le tissu rural qui tend à se déliter.
Le travail en collectif doit également nous permettre de gagner en confort de vie, par la mise en place d’astreinte pour le week-end, par la facilitation du remplacement des uns et des autres grâce à une solution interne non-coûteuse financièrement (notamment pour les vacances).
Enfin la force de notre collectif doit être de pouvoir mener plusieurs fronts en même temps (production, transformation, vente), de gérer de manière fluide des productions très diversifiées ou encore de multiplier les sources de solutions face aux problèmes posés.

 

Les productions

  • Vaches laitières

L’un des pôles principaux est la production de lait de vache, qui se situera aux alentours de 100 000L / an. Ce volume sera produit par un troupeau d’une trentaine de vaches, dont la ration sera quasi exclusivement herbagère, mis à part un peu de concentré (céréales auto-produites) en période hivernale.
Nous avons pour objectif de grouper les vêlages au printemps afin de coller au mieux à la pousse de l’herbe, et pouvoir éventuellement cesser de traire 1 voir 2 mois au cœur de l’hiver.

Le troupeau sera constitué en grande partie de la race Pie Noire Bretonne pour la qualité de son lait (présence de ferments naturels de très grande qualité), mais également de races diversifiées telles que des Jersiaises, Brunes des Alpes, ou autres vaches croisées.
L’idée générale est d’avoir des vaches adaptées au pâturage et produisant un lait avec des taux de matières utiles élevés.
Sur l’ensemble du volume produit, 65 000 L seront transformés (crèmerie, yaourts et fromages de garde), une partie auto-consommée (veaux et chevreaux) et 20 000L seront vendus en circuit long à Biolait.

  • Chèvres laitières

L’autre pôle principal de la ferme est un troupeau d’une quarantaine de chèvres Poitevines qui produira aux alentours de 22 000 L de lait à l’année. Ces dernières seront nourries à base d’herbe en grande partie, mais également complémentées en céréales (auto-produites) pour soutenir la lactation.
Les chèvres Poitevines permettent une bonne production laitière tout en ayant des taux intéressants pour la transformation, et présentant une rusticité leur permettant notamment de ne subir que très peu de soucis sanitaires.
L’ensemble du lait de chèvre sera transformé en fromages lactiques, vendus avec des temps d’affinages différents, cendrés et une partie transformée en tomme mixte (lait de vache et chèvre).

  • Porcs

Une production de porcs en tant que simples engraisseurs sera mise en place afin de valoriser le petit lait produit par la transformation fromagère bovine et caprine.
L’objectif est de produire une petite dizaine de porcs par an avec une alimentation composée de petit lait, lait non-consommable (présentant des taux de leucocytes élevés par exemple) ou encore de céréales.

  • Poulets de chair

Avec le même objectif que les porcs, une production de 200 poulets de chair sera mise en place. Ces poulets seront également élevés au petit lait et lait non-consommable, ainsi que des céréales issues de la ferme.

  • Légumes plein champ

Des cultures de légumes de plein champ seront également mises en œuvre avec un objectif multiple derrière : augmenter la diversification des revenus de la ferme, insérer plus de diversité dans les rotations, optimiser l’utilisation de la fertilité issue du système herbager ou encore augmenter l’autonomie alimentaire des associés.
Pour cela, nous visons des légumes de plein champ, de conservation, et qui nécessitent des interventions ponctuelles seulement.
Nous avons donc, dans un premier temps, porté notre choix sur des pommes de terres (1 à 2 ha).
Dans un second temps, en fonction de différentes réalités (temps de travail, revenus disponibles…), nous pourrions également cultiver d’autres légumes plein champ à petite échelle (0,3 ha) comme des oignons, des échalotes et des poireaux.

  • Viandes issues des troupeaux laitiers : bœufs et chevreaux

Les troupeaux laitiers, que ce soit caprins ou bovins vont engendrer la production de viande car nous sommes dans la volonté d’élever l’ensemble des animaux engendrés par notre production laitière. En effet nous ne souhaitons pas vendre nos veaux ou chevreaux à l’industrie d’engraissement. Pour cela, nous allons donc élever les mâles issus des vaches laitières : pour la majorité (10) en bœufs de 2,5 ans / 3 ans, et pour les autres (5) en veaux de lait de 4 mois.
En ce qui concerne les chevreaux, nous envisageons de les élever durant 2 mois avec du lait de vache. Nous allons ensuite proposer des merguez en mélangeant la viande de chevreau à celle de porc afin de l’adoucir.

 

 

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